Vélo itinérant en Norvège – été 2017

Nous sommes allés promener nos vélos dans le nord de la Norvège cet été 2017. Nous sommes allés à Tromso en avion, puis nous sommes descendus vers le sud en passant par les îles Senja, Vesteralen et Lofoten, avec des paysages vraiment particuliers, alliant mer et montagne.

11 juillet 2017.
Ca commence bien, 1h de retard pour le premier vol, 1h pour retrouver nos vélo à Oslo pour les ré-enregistrer sur le vol suivant, et on arrive tout frais à Tromso à 23h55. Il fait jour (….), on voit la neige sur les sommets environnants, et il pleuvine. Bon, ben ce sera dodo sous l’escalator de l’aéroport.

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Première nuit sous l’escalator de l’aéroport de Tromso…

 

Au réveil, on ouvre les cartons, et on se lance dans le remontage de nos montures.

 

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Ouf, rien de perdu, rien de cassé.

 

Après une nuit au camping de Tromso, et une visite au musée Polaria pour laisser passer la pluie, on prend la route en direction de Sommaroy.  On bivouaquera en cours de route vers Kattfjorddeidet (ou un truc du style !).

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A Sommaroy, pas évident de trouver un endroit pour bivouaquer, on fini par se poser sur une petite colline. Il ne pleut plus, nous mangeons tranquillement dehors en savourant quelques furtifs rayons de soleil. Pipi, les dents, au lit.
Sereins, on s’endort paisiblement. Mais à minuit, assez soudainement, la tente se met à bouger. Voire même à se coucher sur Fanny… Les arceaux fléchissent franchement. Heureusement, il ne pleut pas en même temps 8-).
La décision est prise : il faut déplacer la tente en contrebas, un peu plus à l’abri, mais un peu moins plat. Mais une fois activé et la tente déplacée, comme il fait jour, on n’a plus trop l’envie de dormir. Du coup, on se fait une petite ballade dans les environs, en attendant que Morphée veuille bien nous faire signe.

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Première séance pêche

La pêche n’a pas toujours été fructueuse. Parfois bredouille. Faut dire qu’on est loin d’être des experts. Souvent des maquereaux, et parfois des cabillauds.

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Une bonne récolte
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Le bonheur, si je veux !

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A Husoy, on découvrira les séchoir à morues. Des structures de 5-6m de haut et de 10 à 50m de long avec des milliers de morues séchées. Bon, il ne reste plus que les têtes à cette saison, mais il reste une odeur très forte et on posera la tente en faisant attention à la direction du vent.


La remontée depuis Husoy sera notre pente maxi : 9%. Arrivés aux tunnels, on n’a plus qu’à se laisser descendre… enfin, presque, le vent de face nous oblige quand même à pédaler….

17 juillet : Le beau temps espéré la veille n’est pas au rendez-vous ce matin. « ploc-ploc » sur la tente durant presque toute la matinée. Grosse grasse mat’, liseuse, bouquin, partie de cartes et roupillon zzzzz. On vide nos réserve de bouffe – tant mieux, ca alegera nos sacoches. A 4h de l’aprèm, la pluie s’est arretée et le vent a séché la tente. La journée commence et nous levons le camp. Comme il ne fait jamais nuit, on peut vraiment adapter notre progression à la météo.
On ira jusque vers Skaland (surement un nom de produit Ikéa), où on posera notre tente sur une colline recouverte d’un impressionnant tapis de mousse (nos crocs disparaissent à chaque pas ! Pas besoin des matelas).

 

De temps à autre, nous laissons la tente et nos vélos pour aller voir les fjords et les îles de plus haut. Il n’y a vraiment que de là-haut où l’on se rend compte de la beauté de ce coin de Norvège !

Nous quittons finalement l’île de Senya un peu à l’improviste… A midi on pensait pouvoir se ravitailler à Hamn (cela paraissait être un village conséquent sur la carte), mais il n’y a que quelques maisons. Du coup, nous avons poussé un peu, puis la pluie est revenue et on s’est retrouver à 18h30 devant un ferry à Gryllefjord. Bon, ben pourquoi rester une nuit sous la pluie ? Allons voir si il fait plus beau sur les îles Vesteralen ! Et hop, on prend le ferry.

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Andenes est une des grosses villes du coin, du coup on en profite pour essayer de trouver un matelas de rechange parce que un des notres a eu la bonne idée d’avoir une hernie !!!

Le lendemain, nous partons sous un ciel un peu grisouille vers le sommet du Matind. Mais quelle bonne idée ! On se retrouve avec quelques rayons de soleil sur ce beau belvédère.

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Math se régale à faire des aquarelles

Lors de la traversée de Andoya, les points de ravitaillement ne couraient pas les rues. Un jour, en allant demander dans une maison si ils savaient où était le prochain magasin, la dame a eu pitié de nous et nous a gentiment donné du pain, des steaks hachés, et du riz. Faut dire que le prochain magasin était à 30kms et nous en avions déjà plein les pattes !

 

23 juillet. Nous posons la tente un peu après Sortland, en bordure d’un champ et près d’une cabane de pécheur. Après moultes scenario, nous optons pour un départ le jour même. Enfin, si on arrive à réserver car le répondeur de la centrale de réservation fait tout un speach en norvégien, et après avoir demandé une traduction à un passant (qui passait), on apprend qu’il faut appeler à partir de 9h. Mais à 11h, toujours personne au bout du fil…
Finalement, en se présentant directement à l’embarquement, aucun problème pour nous et nos vélos. La réservation est nécessaire uniquement pour les véhicules à moteur.

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La ligne de bateau « Hurtigruten »

Le bateau est vraiment classos : piscine, jaccuzzi, sauna, salle de sport, …
Et le passage par le Trollfjord (large de seulement 100m à un endroit) est impressionnant.

Le Hurtigruten nous dépose à Svolvaer, un des gros port d’entrée des Lofoten.
On sent la différence avec les îles précédentes : gros magasins, pas mal de touristes, ….
Ici nous nous lançons à la recherche du pont du diable que nous avons aperçu sur une carte postale. Comme d’habitude, la montée est raide (très raide), boueuse par endroit, mais quel régal pour les yeux une fois arrivés !

Nous décidons de profiter de tous les recoins des Lofoten, vu que nous avons tracé un peu rapidement les îles Senja et Vesteralen. Du coup, nous partons faire une première boucle vers le nord jusque vers Laukvik. Puis retour à Svolvaer et direction le sud ouest.

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Henningsvaer est un village assez réputé, donc assez touristique. Mais peu de gens s’aventure sur le sommet qui domine les îles, depuis lequel nous observerons un presque soleil de minuit.

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Les norvégiens sont les as des tunnels. Il y en a plein. La plupart du temps, tout est prévu pour les cyclistes : il peut y avoir la boite-à-gilet, il peut y avoir le bouton-qui-fait-clignoter-le-feu-pour-dire-qu’il-y-a-des-cyclistes-dans-le-tunnel, des fois il y a la bande cyclable. Il y a eu juste une fois un tunnel un peu spécial qui permettait de passer d’une ile à l’autre (sous la mer donc) et qui était très stressant car pas mal de passage, en virage donc sans visibilité, et en descente puis bonne montée.

 

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Des gilets jaunes sont à disposition à l’entrée de certain tunnel. On les remet dans la boite à la sortie du tunnel. Inconcevable en France, question de culture….

 

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Vers Uttakleiv, nous aurons une mini tempête de vent. Notre tente tiendra bien le coup, ce qui ne sera pas le cas de la tente tipi voisine, qui a fini en vrac au bord de la mer (les occupants ont finis leur nuit dans leur voiture).

La météo est cependant globalement bonne : alternance (parfois dans une même journée) de bruine, beau temps, vent, nuages.

Reine est un autre village réputé des Lofoten, et pour cause. Le paysage est absolument grandiose par ici. Une des ballades (en théorie interdite) au-dessus permet d’avoir une vue plongeante sur le village et les montagnes environnantes.

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Le bout de notre aventure se situe au village le plus au sud : A (avec un petit rond au-dessus, du coup, ça se prononce O…. Ah ). Rien de particulier dans ce village si ce n’est qu’on ne peut pas aller plus loin….

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Le voyage de retour est une aventure en soi, pleine de rebondissements, et du coup pleine de souvenirs.
Ça se passe sur 4 jours (et 3 nuits) en prenant au final 2 bateaux et 12 trains ! Mais honnêtement, ça se fait très bien. Le transport des vélos dans les trains norvégiens, allemands puis français n’a posé aucun problème.

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